BD-concert Chabouté // Troendlé

Présentation du spectacle

Le premier pari : un piano, une batterie, une BD réunis sur scène.
Impossible ?
Ce serait compter sans la passion de Sébastien Troendlé !

« Un peu de bois et d’acier »
Deuxième pari de taille lui aussi : mettre en scène un banc.
Comme le piano et la batterie, le héros singulier de la BD de Chabouté est vêtu de bois et d’acier. Ce point commun insolite invite pourtant Sébastien Troendlé à évoluer à nouveau dans l’univers de cet auteur subtil et puissant qui résonne dans l’imaginaire du musicien depuis plusieurs années. Leur première rencontre artistique s’est faite en effet autour de « Rag & Boogie », un livre jeunesse illustré par Chabouté, coécrit avec Valérie Paumier (Ed. Les Rêveurs – fév. 2018).

Le credo de Sébastien Troendlé : créer du lien entre la musique et d’autres formes artistiques.
Et c’est avec son admirable bagage éclectique, combiné de danse, de théâtre et de cirque, que ce musicien au travail acharné va nous accompagner dans le voyage que représente cet exceptionnel BD-concert.

Quand la magie s’épanouit.

Les personnages défilent dans un univers musical fait de compositions et d’improvisations proposé par Sébastien Troendlé et son acolyte Frédéric Guérin. L’univers graphique noir et blanc tout en sensibilité de Chabouté prend vie.
La musique nous transporte tout au long des images vidéo, nous déposant délicatement aux dernières notes du spectacle, le regard sur nos quotidiens à jamais enrichi.

Présentation de la BD

Chabouté revient, avec son regard particulier et son exceptionnelle maîtrise du noir & blanc…

L’histoire d’un banc, un simple banc public qui voit défiler les gens à travers les heures, les jours, les saisons, les années… Ceux qui passent, qui s’arrêtent, d’autres qui reviennent, certains qui attendent…

Le banc devient un havre, un îlot, un refuge, une scène… Un ballet d’anonymes et d’habitués évoluant dans une chorégraphie savamment orchestrée ou les petites futilités, les situations rocambolesques et les rencontres surprenantes donnent naissance à un récit drôle et singulier.

Chabouté tisse avec brio une histoire où plane la magie d’un Tati, agrémentée d’un soupçon de Chaplin, quelques miettes du mime Marceau et d’une pincée de Keaton …
330 pages d’une aventure dont le héros est un banc, un simple banc public…

Juste un peu de bois et d’acier…

 

Quand la presse en parle

Peu de dessinateurs savent comme Chabouté raconter et rendre palpitant ce qui se passe quand il ne se passe rien. Les « vraies gens » qui l’inspirent depuis toujours (lire  » Tout seul « , 2008), on les rencontre cette fois autour d’un banc, dans un square qui est comme la scène d’un petit théâtre en plein air, avec des vieux, des jeunes, la plupart seuls, qui sont là pour un court moment de répit, d’attente, de lecture, de vide, qui se côtoient sans se voir ou en faisant mine de, sans rien espérer de plus que de « tuer le temps ». Des silhouettes qui peu à peu s’animent, deviennent des personnages, à mesure qu’ils apparaissent, disparaissent et repassent au fil des pages. Et que le temps passe.

Car c’est la décisive originalité de cette ronde rien moins que statique : on voit, littéralement, défiler les jours, les mois, les saisons, tandis que s’installe cette impalpable dimension où, dans un mélange subtil de mélancolie douce et de cocasserie incongrue (du genre « tatiesque »), le « rien » de ces moments suspendus fourmille en fait d’infimes détails, futiles ou touchants, à partir desquels le lecteur a tout loisir d’imaginer l’existence de chacun. Chabouté réussit à se glisser dans les interstices de ces existences anonymes pour débrider une humanité profonde, loin des conventions et des approximations du jeu social…  » Un peu de bois et d’acier  » devient ainsi un très beau film en noir et blanc sur la vie mode d’emploi, découpé, monté et rythmé au plan près, où l’auteur a osé prendre le temps de « laisser de la place aux silences ». Ce « film » muet, sans la moindre ligne de dialogue, est irrésistiblement parlant.

Jean-Claude Loiseau, TELERAMA

Biographies

Né en 1967, d’origine alsacienne, Christophe Chabouté publie en 1993 ses premières planches chez Vents d’Ouest dans les Récits, un album collectif sur Arthur Rimbaud. En 1998, il réalise Sorcières au Téméraire et Quelques jours d’été chez Paquet. Deux albums remarqués et primés, le premier au festival d’Illzach, le second à Angoulême où il décroche l’Alph’ Art Coup de Cœur.

Avec Zoé paru en 1999 chez Vents d’Ouest, Chabouté prouve que son talent a atteint sa pleine maturité. Ce qu’il démontre avec encore plus d’évidence dans Pleine Lune, qui a reçu le prix Extrapole 2001, le prix de la ville de Limoges, celui du meilleur scénario à Chambéry et deux nominations à Angoulême 2001. En 2001, il réédite Sorcières chez Vents d’Ouest, dont la moitié des nouvelles qui le composent sont inédites. Il publie la même année Un Îlot de Bonheur chez Paquet, album récompensé par une mention spéciale du jury œcuménique de la BD à Angoulême 2002. En 2002 toujours, il collabore à l’ouvrage collectif Léo Ferré en BD et publie surtout La Bête dans la collection Intégra et Purgatoire, en couleurs, pour la collection Equinoxe de Vents d’Ouest.

En 2006, paraît Landru, suivi par Construire un Feu en 2007, adapté d’une nouvelle de Jack London. Toujours chez Vents d’ouest, il signe : Tout seul en 2008, Terre Neuvas en 2009, Fables Amères en 2010, Les Princesses aussi vont au petit coin en 2011 et Un peu de bois et d’acier en 2012. En 2014, il entreprend d’adapter en bande dessinée le monument littéraire d’Herman Melville : Moby Dick.

L’œuvre très personnelle de Chabouté connaît un succès grandissant et a été récompensée de nombreux prix.

ŒUVRE / ALBUMS

Sorcières, Le Téméraire, 1998 (rééd. Vents d’Ouest, 2001)
Quelques jours d’été, éditions Paquet]], 1998 (rééd. 1999 & 2004)
Zoé, collection Intégra, Vents d’Ouest, 1999
Pleine lune, collection Intégra, Vents d’Ouest, 2000
Un îlot de bonheur, Paquet, 2001
La bête, collection Intégra, Vents d’Ouest, 2002
Purgatoire, collection Equinoxe, Vents d’Ouest
Livre 1, 2003
Livre 2, 2004
Livre 3, 2005
Henri Désiré Landru, collection Intégra, Vents d’Ouest, 2006
Construire un feu, collection Equinoxe, Vents d’Ouest, 2007 – D’après la nouvelle éponyme de 1907 de Jack London – Prix Cognac du Meilleur Album «One Shot» 2008
Tout seul, Vents d’Ouest, 2008 – (Sélection officielle du Festival d’Angoulême 2009)
Terre-Neuvas, collection Intégra, Vents d’Ouest, 2009
Fables Amères, De Tout Petits Riens, Vents d’Ouest, 2010
Princesses aussi vont au petit coin (Les), Vents d’Ouest, 2011
Un peu de bois et d’acier, Vents d’Ouest, 2012
Moby Dick – Livre Premier, Vents d’Ouest, 2014 – D’après l’oeuvre de Herman Melville publiée en 1851
Moby Dick – Livre Second, Vents d’Ouest, 2014
Artbook Chabouté – Bricoles, gribouillis et fonds de tiroirs… Vents d’Ouest, 2018

Pianiste français diplômé du Conservatoire de l’Académie de Bâle en Suisse, Sébastien Troendlé alimente son éclectisme en collaborant depuis toujours à de nombreux projets allant du jazz au reggae en passant par la chanson française et le blues.

Ses expériences éclectiques

Sollicité pour ses qualités d’improvisateur, de compositeur, d’arrangeur et de directeur musical, Sébastien multiplie les expériences. Citons sa collaboration dans le quintet de Marc Ullrich, avec qui il s’est produit au Bird’s eye à Bâle et au festival Jazz à Mulhouse (2003), sa première expérience de comédien dans la pièce La Chère Main de Germain en hommage à Germain Muller, figure emblématique alsacienne, mise en scène par Sébastien Bizzotto (2013) et sa participation à la Revue satirique du Théâtre de la Choucrouterie (2011/2016). Sans oublier ses arrangements sur l’album La Libido du Living-Room du groupe Les Dessous de la Vie (2013).

Un pédagogue expérimenté : la transmission est au cœur des activités de Sébastien puisqu’il a commencé à donner des cours de piano à l’âge de 15 ans. Il a aussi enseigné à l’École de Musique de Haguenau durant 5 ans et a effectué des remplacements dans les classes de piano, de théorie, de rythme et d’écoute au Conservatoire de l’Académie de Bâle. Passionné par son instrument, il l’appréhende aussi bien en se formant à la technique pianistique et au positionnement avec Jean Fassina qu’en prenant des cours de piano classique avec Francis Wirth. Tous ces savoirs font partie intégrante de son approche pédagogique car Sébastien donne toujours des cours en privé.

Producteur : Il a produit et édité les 3 albums1 du groupe Valiumvalse (chanson française) sur le label PST qu’il a fondé en 2004, avant de rejoindre la bande en 2008 jusqu’à leur pause en 2012.

Pianiste-accompagnateur : il a expérimenté le rapport Danse/Musique en tant que pianiste-­accompagnateur de 2008 à 2012 au Centre Chorégraphique de la ville de Strasbourg. 5 années lors desquelles il a improvisé pendant les cours de classique, de contemporain, de jazz, les ateliers d’éveil et d’initiation et les « training pro ».

Famara : de 2000 à 2009, il joue avec le groupe de Reggae suisse Famara, participe aux plus grands festivals et partage la scène avec les grands noms du Reggae tels que Tiken Jah Fakoly, Alpha Blondy, Israël Vibration, Ziggy Marley et Gentleman. Expérience majeure, elle représente 9 années de son parcours, plus de 300 dates en France, Suisse, Allemagne et Autriche et 5 albums (dont 1 pour lequel il a composé la musique et 2 sur lesquels il a signé les arrangements).

Strings for Two : entre 2012 et 2015, il remonte le duo de blues Strings for Two avec son ami chanteur et guitariste Guy Roël. À eux deux, ils revisitent le Blues rural et urbain, affiné par une longue complicité et un groove à toute épreuve ! Leur répertoire fait référence à Charles Brown, Leroy Carr, Big Joe Tur ner, Taj Mahal, T Bone Walker…et bien d’autres.

Ses projets personnels

mes têtes – 2003 : son premier album solo, « mes têtes » est sorti sur le Label PST (autoproduction). La soirée de lancement est parrainée par le bandonéoniste argentin Juan-José Mosalini : le public est unanime et la critique mesure « toute l’étendue de sa musicalité ».2

Ciné-concert sur Faust de Murnau – 2013 : initialement créé pour répondre à une commande, Sébastien propose désormais la mise en musique du film Faust de F.W. Murnau en piano solo. Après 6 années au centre chorégraphique de Strasbourg, où Sébastien accompagne et improvise sur la danse, Faust s’inscrit dans la continuité de cette illustration sonore des mouvements, des ambiances et des émotions.

BD-concert sur «Un peu de bois et d’acier» de Christophe Chabouté – 2017 : attiré depuis longtemps par l’univers de Christophe Chabouté, Sébastien a créé «Rag & Boogie», un livre écrit avec Valérie Paumier et illustré par Christophe. La création de ce BD-concert était l’occasion de poursuivre cette collaboration autrement. « Un petit peu de bois et d’acier » est un livre hors du commun, dont le personnage principal, …n’est autre qu’un banc ! Ce héros va nous délivrer les petites histoires… de la vie qui passe. Un récit sans parole, une bande dessinée sans bulle…

Actualité

Nouvelle création : «Billie(s),» spectacle musical en quartet (2017).
Création de «Rag’n Boogie, pour les petits et ceux qui veulent encore grandir» (janv. 2018).
Parution de «Rag & Boogie», un livre pour les 6/12 ans, écrit par Sébastien Troendlé et Valérie
Paumier et illustré par Christophe Chabouté (en avant-première au festival de la BD d’Angoulême – paru en février 2018 aux éditions Les Rêveurs).

Sébastien tourne actuellement avec ses différents spectacles dont «Rag’n Boogie» pour lequel, tel un chercheur, il explore sans cesse de nouvelles manières de faire connaître le Ragtime, le Boogie-Woogie et leur histoire. Il est invité dans les festivals de Boogie (Laroquebrou, Cambrai, Beaune) mais aussi de Ragtime comme le Scott Joplin Ragtime Festival aux USA.

1 « La Totale »– 2003 / « La dèche » – 2005 / « le tango des gangsters » – 2008
2 L’Alsace – Juin 2003

Batteur, percussionniste, il s’initie à l’improvisation dans la classe de jazz du Conservatoire National de Région de Strasbourg de 1998 à 2001.

Des ensembles de tambours de rue Alsace Percussion et Banda Batuc, aux percussions recyclées des Furieuz Casrols , du « Rock’n Roll Show » de Jimmy Bock aux musiques improvisées des groupes  La Poche à Sons  ou  Auditive Connection , de  l’Electrik G.E.M au groupe de rock Chapel Hill , son appartenance à la scène strasbourgeoise se veut ludique et authentique.

En septembre 2015 il joue à Strasbourg dans « Liberté Cathédrale » de la compagnie « La Petite Fatrasie » mis en scène par Raymond Roumégous et François Small. Il participe au spectacle de rue « AAA » de la compagnie « Les Arts Pitres »
depuis avril 2015.

En 2017 il sera en création des spectacles « Une Lune Entre Deux Maisons » aux côtés de Claudia Pellarin et de sa compagnie « Les Yeux comme des Hublots »
et « Troie » au côté du conteur Matthieu Epp et de sa compagnie « Rebonds d’Histoires ».

Distribution

mis en musique par Sébastien TROENDLÉ

avec Sébastien TROENDLÉ piano

& Frédéric GUÉRIN batterie & percussions

Gabriel GOUBET compositing vidéo

d’après la bande-dessinée  » Un peu de bois et d’acier  »
de CHABOUTÉ
© Glénat / Vents d’Ouest

Soutiens

Espace culturel de Vendenheim

Machette Production

Colmar jazz festival

Illiade, Illkirch-Graffenstaden